Le Festival

Les écrivains invités

NAJWA
BARAKAT

Najwa Barakat

Née à Beyrouth, diplômée en théâtre, Najwa M. Barakat s’installe à Paris en 1985 où elle étudie le cinéma.
Elle travaille dans la presse écrite, télévisuelle et radiophonique (RFI, BBC, Al-Jazeera, Al-Araby, La Croix, etc.) et publie six romans traduits dans plusieurs langues dont Le bus des gens bien (Stock, 2002) qui a obtenu le «prix de la meilleure création de l’année », Ya Salam (Sindbad/Actes Sud, 2012), et La langue du secret (Sindbad/Actes Sud, 2015) sélectionné pour le Prix Fémina Etranger 2015.
Outre les romans, elle écrit des scénarii, traduit les Carnets I II III de Camus, puis fonde en 2009, Mohtaraf, un atelier d’écriture qui a à son actif, jusque ce jour, 23 romans qui ont révélé plusieurs jeunes talents désormais reconnus dans le monde arabe.
Depuis 2011, Najwa M. Barakat vit entre Beyrouth et Paris.

MATHILDE
CHÈVRE

Mathilde Chèvre

Née en 1972, dans une campagne de France entre deux avions pour Bougara en Algérie où ses parents vivaient, Mathilde Chèvre a grandi dans une ancienne ferme des Pyrénées, assez éloignée du monde. Depuis vingt ans, elle vit entre Marseille, le Caire et Damas, dirige les éditions Le port a jauni qu'elle a fondées en 2001, illustre et écrit des livres pour enfants.
Par ailleurs elle a réalisé une thèse sur La création arabe en littérature pour la jeunesse depuis 1967, reflet et projet des sociétés (Egypte, Syrie, Liban), et enseigne au département d'Études Moyen-Orientales de l'université Aix-Marseille.
Ces dernières publications : Le baiser (Le port a jauni, 2014), Léa flottait (Le port a jauni, 2014), La lettre d’amour (Port a jauni, 2009, réédition en 2013), Alifbata (Port a jauni, 2011)

CAROLE
DAGHER

Carole Dagher

Née à Beyrouth, Carole Dagher est juriste de formation. Ecrivain, elle est également auteur d’essais politiques sur le Liban et le Proche-Orient, et de romans historiques couronnés par différents prix. Sa trilogie racontant la naissance du Liban moderne, Le Couvent de la Lune (Plon, 2002), Le Seigneur de la Soie (Plon, 2004), et La Princesse des Batignolles (Editions du Rocher, 2007), a rencontré un grand succès des deux côtés de la Méditerranée, ainsi que son dernier roman, Le Testament secret de Moïse (Calmann-Lévy, 2011).
Journaliste pour différents médias (collaboration avec les principaux quotidiens libanais tels l’Orient-LE JOUR et As-Safir, couvrants la politique libanaise et les négociations de paix au Proche-Orient, conception et présentation de magazines d’actualité pour la chaîne de télévision libanaise LBCI, correspondante au Liban du magazine « The Washington Report on Middle East Affairs »), elle est également chercheur associée à la School of Foreign Service (Center for Christian-Muslim Understanding), à Georgetown University, Washington, D.C. (1998-2000) sur les questions relatives au dialogue islamo-chrétien, les minorités au Proche-Orient et la politique du Saint-Siège concernant les chrétiens d'Orient.
Depuis janvier 2014, elle est aussi chargée des affaires culturelles de l'Ambassade du Liban en France.

JABBOUR
DOUAIHY

Jabbour Douaihy

Jabbour Douaihy est né en 1949, à Zhgarta (Liban Nord). Professeur de littérature française à l’Université libanaise de Tripoli, traducteur et critique à L’Orient littéraire, il compte parmi les grands acteurs culturels du pays. De 1995 à 1998, il participe aux côtés de Samie Kassir à l'aventure éditoriale de L'Orient-Express.
Equinoxe d'automne ('I'tidâl al-kharîf, 1995) a été traduit en français par Naoum Abi-Rached (AMAM-Presse du Mirail, Toulouse, 2000), ainsi qu'en anglais. L'auteur a publié chez Actes Sud Rose Fountain Motel (2009), Pluie de juin (2010), nominé en 2008 pour le Booker Prize arabe, Saint Georges regardait ailleurs (2013, prix du Roman arabe) et Le quartier américain (2015).

TANIA HADJITHOMAS MEHANNA

Tania Hadjithomas Mehanna

Tania Hadjithomas Mehanna est née et vit à Beyrouth. Après des études en Lettres Françaises, elle a enseigné le français dans le secondaire durant 4 ans.
Elle est aujourd'hui directrice de la maison d’édition Tamyras qu’elle a co-fondée en 2003. Elle a longtemps travaillé en tant que journaliste et a notamment été rédactrice en chef du magazine culturel Esquisse, et d’Alinea un magazine littéraire en ligne. Après un Cd rom, Tawarikh, portant sur la chronologie des événements du siècle au Liban, elle a axé ses recherches sur les traditions libanaises. Elle est également l’auteur de 7 ouvrages : Un phare sur la Méditerranée (Tamyras éditions, 2003), Vert Méditerranée (Tamyras éditions, 2004) et Tous les enfants ont des droits (Tamyras éditions, 2005), trois livres bilingues pour enfants, d’Invitation au voyage, un ouvrage consacré aux objets du Musée National de Beyrouth et leur relations avec les villes, de Beyrouth by day (Tamyras éditions, 2009), un beau-livre sur l’histoire et les histoire de la ville, de Lebanon & on (Tamyras éditions, 2010), un beau-livre sur les traditions libanaises et de Le Phoenicia, un hôtel dans l’histoire (Tamyras éditions), son dernier-né paru en juin 2012. Un autre livre sortira à l’automne 2016.

IMAN
HUMAYDAN

Iman HumaydanIman Humaydane-Younes est née en 1956 à Ayn Enoub, village de la montagne druze. Issue d’une famille laïque, elle fréquente une école tenue par les missionnaires anglaises qui reçoit des enfants de toutes les communautés. Après le déclenchement de la guerre, elle assiste aux affrontements intercommunautaires qui vont vider la montagne druze d’une partie de ses habitants. Après des études d’anthropologie à l’Université américaine de Beyrouth, elle mène durant des années une étude sociologique sur les familles des disparus de la guerre qu’on estime à 17 000 et dont le cas est loin d’être résolu. En 1997, pour expurger toute la violence que la guerre a léguée à son corps et à sa mémoire, elle publie Baa Mithl Beith Mithl Beirut aux éditions Al Massar, récit polyphonique sur les femmes piégées par la guerre. Ce premier roman reçoit un excellent accueil critique tant au Liban que dans le monde arabe où l’on considère qu’il marque une nette rupture par rapport aux représentations traditionnelles des personnages féminins. Traduit en français sous le titre Ville à vif, le livre paraît en 2004 aux éditions Verticales. Iman Humaydane-Younes poursuit son travail sur la mémoire en explorant l’univers de la culture druze au début du 20ème siècle, dans son deuxième roman Mûriers sauvages (éditions Verticales, 2007). Iman Humaydan est aussi nouvelliste et collabore à plusieurs journaux et magazines libanais et arabes. Ses deux premiers romans sont traduits et publiés aux Etats-Unis.

Ses dernières publications : D’autres vies (traduit par Nathalie Bontemps, éd. Veticales, 2012), Mûriers sauvages (traduit par Valérie Creusot, éd. Verticales, 2007), Ville à vif (traduit par Valérie Creusot, éd. Verticales, 2004)

MAZEN
KERBAJ

mazen-kerbaj

Dans sa préface à BitterKomix, Jean-Christophe Menu compare Mazen Kerbaj à d’autres artistes majeurs sur le plan international, qui comme lui viennent de pays sans tradition de bande dessinée. Mazen apparaît effectivement comme le premier auteur de bande dessinée libanais voire arabe à avoir obtenu une reconnaissance au-delà de ses frontières. En France, on le connaît principalement pour Beyrouth, juillet – août 2006, publié chez l’Association qui reprend les dessins postés sur son blog pendant les bombardements de Beyrouth par Israël en 2006. Mais ce petit livre cache une œuvre bien plus imposante, parfois reniée par son auteur, et dont on peut retrouver des fragments sur son blog ou encore sur sa page de Grand Papier. En outre, Mazen sort très prochainement un nouveau livre, Cette histoire se passe, édité au Liban et qui doit être distribué en France par l’Oiseau indigo et sur le site de sa maison d’édition Tamyras. Mazen est un auteur iconoclaste, exigeant et volontiers provocateur. Il a ouvert la voie à plusieurs dessinateurs libanais. Pour terminer, signalons que Mazen est également un des artistes majeurs de la scène de musique improvisée libanaise.

GEORGIA
MAKHLOUF

Georgia Makhlouf

Georgia Makhlouf est journaliste littéraire et écrivain vivant entre Paris et Beyrouth. Elle est membre du comité éditorial et correspondante à Paris de "L'Orient Littéraire". Elle est également présidente de Kitabat, l'association libanaise pour le développement des ateliers d'écriture. Son roman Les Absents (Rivages, 2014) a obtenu le prix Senghor et le prix Ulysse. Elle a récemment publié au Mercure de France, Le goût de l'Orient (2014) et Le goût de la liberté (2016). Elle a obtenu le prix Phénix pour Les hommes debout en 2007 et le prix France-Liban pour Eclats de mémoire en 2006, tout deux publiés par Al Manar/Alain Gorius éditeur. Des entretiens qu’elle a menés, elle a tiré la matière d’un livre Les écouter écrire publié par Publie.net/François Bon en 2010.

ISSA
MAKHLOUF

Issa MakhloufÉcrivain et poète, Issa Makhlouf est né au Liban et réside à Paris. Docteur en Anthropologie sociale et culturelle (Université de la Sorbonne), il est l'auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels Beyrouth ou la fascination de la mort (éditions de la Passion, 1988), Égarements (titre original : La Solitude de l’Or, éditions André Biren, 1993, traduit en français par Jamel Eddine Bencheikh et accompagné de six gravures d’Assadour), Mirages (2004, traduit en français par Nabil El Azan, ainsi qu’en anglais et en espagnol), Lettre aux deux sœurs (2008, traduit par Abdellatif Laâbi, prix Max Jacob), Une ville dans le ciel (2014, traduit par Philippe Vigreux) cette trilogie a été publiée aux éditions José Corti, Paris.

Il a également été directeur scientifique du catalogue de l’exposition Khalil Gibran, artiste et visionnaire (IMA, Ed. Flammarion, Paris 1998), et a traduit plusieurs ouvrages du français et de l’espagnol vers l’arabe dont L’émigré de Brisbane de Georges Schehadé (Pièce de théâtre présentée au Festival International de Baalbeck en 2004).

Issa Makhlouf est actuellement directeur de l'Information à Radio Orient à Paris. Il était conseiller spécial aux affaires culturelles à l’ONU, à New York, dans le cadre de la soixante-et-unième session de l’Assemblée Générale (2006-2007).

HYAM
YARED

Hyam Yared

Hyam Yared est née en 1975 à Beyrouth où elle a étudié la sociologie à l’USJ (Université Saint-Joseph de Beyrouth). Elle est aujourd’hui présidente de l’association culturelle « Centre PEN Liban », qui défend la liberté d’expression, lutte contre toute forme de censure et promeut la littérature libanaise.
Poète et nouvelliste, elle a publié trois recueils de poésie dont Reflets de lune (Dar An-Nahar, Beyrouth, 2001), Blessures de l’eau (Dar An-Nahar, Beyrouth, 2004) et Naître si mourir (L’idée bleue, 2008), qui lui ont valu une reconnaissance critique et de nombreuses invitations dans des festivals de poésie, notamment au Canada, au Portugal, au Mexique et en Suède.
En 2006, son premier roman, L'Armoire des ombres, paraît chez Sabine Wespieser éditeur. Hyam Yared y explore une thématique qui lui est chère et qui imprègne toute son œuvre, celle de la condition de la femme et de son identité dans les sociétés orientales. Dans Sous la tonnelle (Sabine Wespieser éditeur, 2009), elle évoque de façon saisissante, à travers le souvenir de sa grand-mère disparue, la guerre du Liban. Son œuvre romanesque a été distinguée par plusieurs prix (sélection du prix Ulysse 2007 et prix France-Liban 2007 pour L’Armoire des ombres ; prix Phénix 2009 et prix Richelieu de la Francophonie 2011 pour Sous la tonnelle).
Ses derniers romans, La Malédiction (Éditions de l’Équateur, 2012), Tout est halluciné (Ed. Fayard, 2015).