Du 21 septembre au 4 octobre
En partenariat avec le Cinéma Le Pestel
Le cinéma grec est né au début du 20e siècle. Il est surtout connu pour ses grands réalisateurs que sont Theo Angelópoulos, Michael Cacoyannis, Costa-Gavras et Jules Dassin et les grandes actrices Mélina Mercouri et Irène Papas. Après quelques courts-métrages du comique Spyridion en 1911, le premier long métrage grec attesté fut Golfo du Smyrniote Kostas Bahatoris, sorti en 1914. L’Amoureux de la bergère (1932) de Dimitris Tsakiris fut le premier film parlant grec et Corruption sociale (1932) de Stelios Tatassopoulos le premier film engagé politiquement.
Ensuite, le cinéma grec entra en crise, pour des raisons techniques et financières en partie liées à l’avènement du parlant. Dans les années 1950, la production augmenta fortement, passant de quinze à cinquante films entre 1952 et 1959. Stélla de Cacoyannis en 1955 fut un tournant : sur une trame de mélodrame néoréaliste, il mêla habilement culture grecque antique (la tragédie) et culture grecque moderne (le rébétiko), le tout porté par son actrice principale, Mélina Mercouri, ouvrant ainsi une nouvelle ère du cinéma grec. En effet, dans les années 1960, le cinéma grec connut ce qui est considéré comme son apogée, au moins d’un point de vue commercial en nombre de films et de spectateurs. En parallèle, les pistes ouvertes par Cacoyannis furent suivies par de nouveaux réalisateurs comme Theo Angelópoulos, permettant la naissance d’un véritable cinéma intellectuel grec. La dictature des colonels fut une période de transition. Le cinéma populaire disparut face à l’arrivée de la télévision. En parallèle, la censure des débuts du régime mit un coup d’arrêt au cinéma d’auteur. Celui-ci rebondit, dans les dernières années, en réussissant à contourner les interdits pour malgré tout exprimer ses idées politiques et sociales opposées aux valeurs de la dictature. La fin des années 2000 marque l’arrivée de jeunes réalisateurs grecs qui récoltent plusieurs prix dans différents festivals et semble témoigner de l’apparition d’un nouveau courant auteuriste salué par la critique internationale et par Theo Angelópoulos lui-même. Ainsi, Strélla de Pános H. Koútras a fait partie de la section Panorama au Festival de Berlin 2009, Canine de Yórgos Lánthimos a été présenté au Festival de Cannes 2009 où il a reçu le Prix Un Certain Regard tandis que la comédienne Ariane Labed s’est vue décerner le Prix d’interprétation féminine au Festival de Venise 2010 (Coupe Volpi pour la meilleure interprétation féminine) et au Festival Premiers plans 2011 pour son rôle dans Attenberg d’Athina-Rachel Tsangari.
Fictions
La photo
Réal. : Nico Papatakis,
1987, 102’
Les Pâtres du désordre
Réal. : Nico Papatakis,
1967, 120’
Balamos
Réal. : Stavros
Tornes, 1982, 82’
Karkalu
Réal. : Stavros
Tornes , 1984, 83’
Alexandre Le Grand
Réal. : Theo Angelópoulos,
1980, 200’
Voyage à Cythère
Réal. : Theo Angelópoulos,
1983, 137’
Le Regard d’Ulysse
Réal. : Theo Angelópoulos, 1995, 176’
Attenberg
Réal. : Athina Rachel Tsangari, 2011, 95’
Sortie nationale le 21/09
Nicostratos le pélican
Réal. : Olivier Horlait, 2011, 95’
Séances scolaires exclusivement
Documentaires
Portrait d’un franc-tireur
Réal. : Timon Koulmasis et Iro Sifliaki, 2008, 45’
Les Voies du Rébétiko
Réal. : Timon Koulmasis et Iro Sifliaki, 2003, 52’
Plus tu parles, plus tu pleures
Réal. : Dimitris Kistsikoudis, 52’
À ne pas manquer :
Présence exceptionnelle des réalisateurs Timon Koulmasis (le 22 et 29 septembre) et Dimitris Koutsikoudis à la projection de leurs films.
ATTENTION : CONTRAIREMENT A CE QUI EST INDIQUE DANS LE PROGRAMME PAPIER DE L’EDITION 2011 DU FESTIVAL, THEO ANGELOPOULOS, POUR DES RAISONS INDEPENDANTES DE NOTRE VOLONTE, A DU ANNULER SA PARTICIPATION AU FESTIVAL POUR DES RAISONS FAMILIALES.
Pour information :
Les projections proposées au Cinéma Le Pestel seront alternativement présentées par : Michel Demopoulos, Sylvie Rollet, Stéphane Savas (s.r.) et Louis Skorecki (s.r.).
Programme détaillé : Liste des films non exhaustive, voir le programme du Cinéma Le Pestel, disponible au cinéma et sur tous les lieux du festival
Au Théâtre de Die :
Quartier Les Aires 26150 Die
La Guerre civile grecque
Réal. : Robert Manthoulis, 1997, 98’
Premier épisode méconnu de la Guerre Froide, la guerre civile grecque aura fait plus de 100 000 morts, de 1946 à 1949. À l’aide de nombreux témoignages et d’archives grecques, russes ou encore britanniques, Robert Manthoulis remonte aux racines d’un conflit qui aura marqué son enfance et traumatisé tout un peuple.
28 septembre, à 20h30
Entrée libre
Téléchargez le programme du Cinéma Le Pestel Festival Est-Ouest 2011














